La prochaine étape est moins d’ajouter des fonctions que de stabiliser Echo jusqu’à pouvoir réellement vivre dedans au quotidien. Plusieurs outils doivent encore être terminés ou consolidés, en particulier ceux qui permettent à l’assistant d’agir sur l’environnement plutôt que simplement d’en parler. Je veux continuer à améliorer le cerveau, la mémoire, la voix et les automatismes, mais surtout faire converger toutes ces briques vers une application suffisamment fiable pour remplacer progressivement une partie des logiciels que j’utilise aujourd’hui.
Au départ, j’imaginais Echo presque entièrement autour de Mistral. Avec l’usage, cette contrainte n’a plus beaucoup de sens : les modèles n’ont pas les mêmes qualités, pas les mêmes coûts et pas les mêmes spécialités. Certains sont meilleurs pour dialoguer, d’autres pour raisonner, coder, extraire une structure ou traiter une image. Echo est donc devenu volontairement agnostique du fournisseur. OpenRouter complète cette logique en donnant accès à plusieurs familles de modèles derrière une interface commune, afin que l’architecture puisse choisir le bon moteur plutôt que demander au même modèle de tout faire.
À terme, j’aimerais en faire une application open source et réellement autonome à installer : on déploie Echo, on renseigne ses propres clés API, on choisit ses fournisseurs et le système fonctionne sans dépendre de mon infrastructure ni d’un abonnement imposé. L’enjeu est aussi économique : tout ce qui peut être résolu localement, algorithmiquement ou appris à partir de l’usage doit progressivement cesser de provoquer un appel payant. Le modèle devient une ressource interchangeable, pas le produit lui-même.
Et il reste probablement une évolution beaucoup plus importante : connecter à Echo de véritables agents de travail comme Claude Code ou Codex. L’assistant pourrait alors dépasser les outils explicitement prévus par l’application : lire et modifier du code, construire un nouvel outil lorsqu’il manque, enquêter sur une panne, effectuer une recherche, tester son résultat puis recommencer. Echo ne serait plus seulement l’endroit où mes outils et mon assistant partagent le même contexte ; il pourrait devenir l’environnement depuis lequel une intelligence participe réellement à la construction de cet environnement. C’est probablement là que l’idée de système d’exploitation personnel commence à prendre tout son sens.